Le XIVème cours "Réparer un monde brisé" de la Chaire Josefa Segovia de l’Université de la Mystique, s’est déroulé du 28 au 30 mars au CITeS (Centro Internacional Teresiano y Sanjuanista), à Avila (Espagne).

Le jour de l’inauguration, vendredi 28 mars, Jerzy Nawojowski, Directeur du CITeS Université de la Mystique, a présenté le titre de la conférence en affirmant que réparer ce monde brisé "n’est pas seulement un défi, mais aujourd’hui un impératif".
Carmen Azaústre, directrice académique de la Chaire, a accueilli les participants et présenté le contenu des journées et leur objectif. Lors de cette ouverture, M. Jesús González Garmendia a présenté le livre Boire aux sources : Les premiers chrétiens, qui rassemble le contenu du XIIIe cours de la Chaire de 2024. Le livre peut être acheté sur le site web du CITeS.
Fragilité, L. Cohen et fissures
Le 29, trois conférences ont été données dans la matinée.
Le premier intervenant a été Javier de la Torre Díaz, Directeur du Département de Théologie Morale et Pratique de la Vie Chrétienne de l’Université Pontificale Comillas. Lors de sa présentation intitulée « L’Esprit se répand dans la fragilité. Vulnérabilité et amour », il a expliqué les différentes dimensions de la fragilité. Il a souligné la fragilité culturelle, la fragilité sociale et les « risques de la coexistence qui peuvent être une menace ».

Cette conférence a été suivie par l'exposé « Il y a une fissure dans tout... C’est ainsi que la lumière entre », par le professeur Sean Góan, diplômé en Écriture Sainte de l’Institut Biblique Pontifical de Rome. Le professeur a parcouru la vie du poète et chanteur juif Leonard Cohen. Il a analysé certaines paroles de ses chansons et la manière dont elles révèlent son éducation religieuse, sa foi et ses pensées, toujours attirées par la vie de Jésus.
L. Cohen a lutté toute sa vie contre la dépression et différents types de drogues. « Il disait qu’il ne voulait pas être un maître, ni un guide spirituel, mais seulement inviter l’auditeur à s’identifier à l’expérience », a indiqué Góan.

La journée a été clôturée par Margarita Saldaña Mostajo, diplômée en journalisme et en Théologie dogmatique, avec son exposé intitulé « Réparateur de brèches (Is 58,12) Le visage attentionné du Dieu biblique ». Tout au long de son exposé, elle a parlé de « « Celui qui répare les brèches », comme d'un concept de la transcendance de Dieu. « Le réparateur des brèches peut être un autre nom pour exprimer le Dieu des Juifs. C'est un titre qu'il nous offre ».
Elle a ensuite souligné que l’histoire humaine est marquée par des fissures. Dans son parcours à travers les Écritures, elle a énuméré différents types de brèches et a également raconté les expériences de soins des femmes bibliques.
La journée s'est achevée par le concert « Réunion d'amis » de Marta Boldú et José M. Micó. Le soir, une séance de cinéma a été proposée avec la projection du film La reine de Katwe, qui raconte l'histoire de la jeune femme Ougandaise Phiona Mutesi.
Familles et expériences
Le dernier jour, Fernando Vidal, professeur de Psychologie et Travail social à l’Université Pontificale Comillas, s’est concentré sur « Ruptures, abandons et rédemption dans le cœur des familles ». Il a affirmé que « la maison est une seconde peau » et que, dans la famille, nous partageons la nudité de la limite et de la grandeur, de la gloire et de notre propre misère.
À la Table ronde de partage d’expériences, sont venues s’exprimer différentes voix sur des thèmes liés à l'éducation, la médecine, le volontariat et la musique. Lola Moreno García, Thomas Sheehan, Consuelo Millán Herrera et Rufina Cárdenas ont ainsi partagé leurs expériences en lien avec leurs professions.
Jerzy Nawojowski et Carmen Azaústre ont clôturé la réunion et invité tout le monde à la prochaine rencontre, qui aura lieu du 27 au 29 mars 2026.
IT Info.
Photos CITeS, IT Spain et IT.
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