L'Institution Thérésienne fait partie des organisations non gouvernementales dotées d'un statut consultatif auprès de l'ECOSOC (Conseil économique et social des Nations unies) depuis 1998 et, à ce titre, elle a maintenu une présence assez régulière lors d'événements consacrés aux thèmes choisis au fil des années : le droit à l’éducation, le droit au développement, les femmes, les jeunes et les migrants, ces événements se déroulant selon les cas à Genève, New York ou Rome.
Au sein de la nouvelle équipe constituée l’année dernière, Inés Carbajal, Matet Gayondato et Mary Larrosa ont participé à la 62e session du Conseil des droits de l’homme à Genève (Suisse) les 17, 18 et 19 juin, jours durant lesquels ont été abordés des thèmes relatifs au droit à l’éducation, à la solidarité internationale, ainsi que la liberté d’expression et d’opinion.
Parmi les nombreux événements organisés ces jours-ci, certains sont des séances plénières auxquelles participent les États membres et des représentants de la société civile, dans le cadre de dialogues interactifs, tandis que d’autres sont ce qu’on appelle « événements parallèles » des réunions en petit comité organisées par divers intervenants autour d’un thème précis.
Après avoir assisté à un dialogue interactif sur les droits de l’homme et la solidarité internationale, qui nous a donné une vue d’ensemble du sujet, nous avons choisi d’approfondir trois domaines : la liberté d’expression et d’opinion, le droit à l’éducation et l’éducation aux droits de l’homme.
En ce qui concerne le premier point, nous avons assisté à un dialogue interactif entre les pays membres au cours duquel le rapport de la rapporteuse Irene Khan a été présenté. D’une manière générale, le rapport et les interventions des États membres ont fait apparaître un consensus clair de tous les pays intervenus quant à la valeur de ce droit inaliénable et à la nécessité de le préserver. Mais dans la pratique, le rapport contenait des observations sur les situations de risque et de persécution dont sont victimes les journalistes et les dissidents dans les zones de conflit. Les pays concernés pouvaient exercer leur droit de réponse, ce que beaucoup ont fait, mais la situation a néanmoins été soulevée au sein de cette instance internationalesous forme de plainte et a fait l’objet d’une attention particulière.
Les interventions en salle ont également été très nombreuses concernant la menace que représente l’intelligence artificielle utilisée pour diffuser de fausses informations et manipuler l’information, ainsi que l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux.
En ce qui concerne le droit à l’éducation, les échanges les plus pertinents ont porté sur deux documents :
- Progrès réalisés dans la mise en œuvre des objectifs éducatifs du Protocole facultatif : une éducation accessible et pluraliste a été encouragée. L’accent a été mis sur le droit des familles à choisir et sur l’importance d’un enseignement ayant un sens, ancré dans l’identité culturelle et libre de tout monopole d’État.
- Rapport1 annuel de Farida Shaheed (ONU) : il met l’accent sur des programmes scolaires pertinents, une pédagogie cohérente et des évaluations formatives. Il reconnaît les élèves, les enseignants et les familles comme des détenteurs de droits. Il met en avant la santé émotionnelle, la créativité et la préservation des identités culturelles, en particulier celles des minorités.
- Séance informelle avec la rapporteuse : première rencontre avec des ONG pour débattre du rapport. Elle a permis un échange fructueux sur sa mise en œuvre dans les différents pays.
- Événement sur l’éducation aux droits de l’homme (GO-HRE, Bureau de Genève pour l’éducation aux droits de l’homme) : le Programme mondial (5e phase), axé sur la jeunesse, la technologie, l’environnement et le genre, a été présenté. Des propositions et des expériences ont été partagées afin d’améliorer sa mise en œuvre.

Pour conclure, nous avons participé au débat de haut niveau organisé à l’occasion du 20e anniversaire du Conseil des droits de l’homme, au cours duquel ont été mis en avant les progrès réalisés en matière d’inclusion des jeunes — illustrés par la participation de Malak, une jeune Jordanienne —, le climat de confiance et les consensus atteints. De même, l’importance de renforcer la collaboration avec la société civile pour promouvoir et protéger les droits de l’homme a été soulignée.
Une expérience enrichissante et formatrice
Pour nous, ces journées ont été très enrichissantes et formatrices. Elles nous ont permis de découvrir le monde, avec ses réussites et ses avancées, mais elles nous ont également permis de prendre davantage conscience des menaces majeures qui pèsent sur l’ensemble du système des droits de l’homme et risquent de le faire reculer.
Les Nations Unies et les valeurs de l’Évangile partagent des principes communs, notamment en ce qui concerne la dignité humaine, la paix et la protection de notre maison commune. Alors que l’ONU fournit un cadre pour la coopération mondiale, les valeurs de l’Évangile, ainsi que celles d’autres traditions spirituelles, offrent un fondement moral et éthique. Il est encourageant de constater ce lien dans les domaines humanitaire, du développement social et de la consolidation de la paix.
Nous réaffirmons l’importance d’être présents, en tant qu’Institution Thérésienne, dans ces instances, en contribuant à faire entendre la voix de la société civile et à susciter une réflexion et un engagement, comme moyen concret d’être sel et lumière dans la vie publique.
Inés Carbajal, Matet Gayondato y Mary Larrosa.
Traduction à l'aide d'outils numériques.
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1Cette enquête recueille les opinions des enfants et des jeunes sur l'éducation. Elle résume 302 réponses provenant de divers contextes éducatifs, sociaux et géographiques, et analyse ce que les élèves apprécient dans l'éducation, si celle-ci les prépare à la vie et comment, selon eux, l'enseignement, l'apprentissage et l'évaluation devraient évoluer. Extrait de l'intervention de Farida Shaheed, de 1 min 04 s à 1 min 10 s.




