L’Institut supérieur d'études éducatives Pedro Poveda (ISESP), le Centre culturel Poveda (CCP), le Centre d'intégration familiale (CIF) et le Centre de formation socioculturelle Pedro Poveda (CEFOSOP) en République dominicaine, ont uni leurs efforts pour proposer un séminaire intitulé « Écologie intégrale et éducation environnementale critique ». Il visait à mener une réflexion et à prendre des mesures en faveur de la justice environnementale pour la protection de la Terre. Destiné au personnel des institutions, aux enseignants, aux étudiants et aux leaders de communautés, son objectif était la promotion d’une prise de conscience, l’encouragement à l’action mondiale pour la protection de la vie et l’élaboration en commun de réponses qui contribuent à établir une relation plus harmonieuse entre les habitants de la planète .
Cette activité s’est déroulée dans le cadre de la célébration de la Journée de l’environnement. « Ce n’est pas seulement une journée pour réfléchir, mais aussi pour agir. Chaque arbre planté, chaque goutte d’eau non consommée, chaque déchet recyclé et chaque décision durable comptent pour la durabilité de la Terre », indique un communiqué des organisateurs. Mme Iluminada Rosario, rectrice de l’ISESP, a prononcé le discours d’ouverture, appelant à une conversion écologique et à un engagement citoyen en faveur de la protection de la vie dans notre « maison commune ».

La conférence principale intitulée « Vie, territoire et dignité : vers une justice environnementale en République dominicaine », présentée par Estrella del Mar Tena, propose une analyse globale de la situation environnementale du pays, en associant données scientifiques, savoirs communautaires et réflexion critique. Avec pour presupposé de départ que la crise environnementale à laquelle est confrontée la République dominicaine est une crise de justice, de modèle de développement et de relation avec la nature et les territoires. Estrella a abordé l’état des principaux écosystèmes et analysé comment le modèle extractiviste menace des territoires à haute valeur écologique tels que San Juan de la Maguana, Barahona et Pedernales, entre autres. Elle soutient que promouvoir la participation communautaire et l’engagement de la société civile constituent les piliers d’une véritable justice environnementale.
1. Qu’elles assument leur responsabilité environnementale en matière de protection de l’environnement en faisant respecter et en assurant un suivi effectif de la Constitution et de la loi 64-00.
2. Qu’une politique publique d’éducation environnementale critique, axée sur l’écologie intégrale, soit mise en place à tous les niveaux du système éducatif.
3. Que soit encouragée une coordination efficace entre toutes les institutions de l'état compétentes en matière d'environnement afin d'assurer le respect de la réglementation.
4. Qu'un modèle de gouvernance territoriale fondé sur la participation effective des communautés locales et des organisations de la société civile soit mis en place.
5. Que tout projet d'exploitation dans les zones à haute biodiversité et les hauts bassins versants soit immédiatement suspendu.
6. Que la consultation préalable, libre et éclairée des communautés soit garantie avant l'approbation de projets d'extraction ou de développement touristique sur leurs territoires.
7. Que la coopération internationale et les investissements étrangers soient subordonnés au respect sans restriction des droits environnementaux et communautaires.
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